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Tourner dans les prisons d’Île-de-France : l’exemple du film "Un Triomphe"

Publié le 28 juillet 2021
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Un Triomphe, le nouveau long-métrage d’Emmanuel Courcol, bénéficiaire du Fonds de soutien de la Région Île-de-France, a été tourné en partie au centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin-Neufmontiers en Seine-et-Marne (77). 8 jours au sein même de la prison pour un rendu plus réaliste.

  • 183

    personnes employés sur le film
  • 42

    jours en tournage
  • 18

    décors en Île-de-France

Après son documentaire réalisé au centre pénitentiaire de Meaux en 2019, Emmanuel Courcol a souhaité poursuivre son travail et déconstruire les clichés sur les prisons. Il décide d’écrire une fiction s’inspirant d’un fait divers survenu en 1985 en Suède : l’acteur et metteur en scène Jan Jönson monte avec les détenus de la prison de haute sécurité de Kumla En attendant Godot, de Samuel Beckett. Le jour de la première publique à Göteborg, cinq des six acteurs s’évadent… Avec Un Triomphe, Emmanuel Courcol transpose ce fait divers en France, à l’époque contemporaine.

Tourner en prison

Le Bureau de l’audiovisuel et de la valorisation du patrimoine à la DICOM est en charge de la relation avec les équipes de tournage.

Accueillir des tournages permet de donner au public un image contemporaine et réaliste des prisons françaises, et aux équipes de cinéma de faire tomber quelques clichés. La direction de l’administration pénitentiaire répond donc positivement aux sollicitations de tournage de fiction dès lors que ceux-ci peuvent être organisés dans le respect des conditions de sécurité propres aux établissements pénitentiaires. 
Colombe Babinet, responsable des productions audiovisuelles

Compte tenu de la réalité d’une prison : activité 24h sur 24, 365 jours sur 365 et des contraintes liées à la sécurité, quelques règles sont en effet à respecter : 

Pour l’extérieur des sites et les parloirs, ce qui constitue la majorité des demandes de tournage, le tournage doit s’effectuer en dehors des heures de fonctionnement. Pour les séquences concernant les couloirs, les cellules, les espaces collectifs ou les cours, les tournages sont possibles mais doivent se dérouler en équipe réduite.

Pour le tournage en prison, tout devait être prévu à la minute près afin de respecter les protocoles appliqués dans les établissements pénitentiaires. Emmanuel Courcol et la production (agat Films) ont bénéficié de l’expertise d’Irène Muscari, coordinatrice culturelle du Service pénitentiaire d’insertion et de probation pour organiser au mieux les plans de travail.

L’équipe de tournage a ainsi pu travailler en bonne entente avec la direction du centre pénitenciaire et les 900 détenus. S’il est rare de voir à l’écran des détenus pratiquant des activités culturelles et obtenir des permissions de sortie ponctuelles, celles-ci sont en réalité assez fréquentes, car elles constituent l’un des piliers importants dans la réinsertion des détenus.

Outre le centre pénitentiaire de Meaux-Chauconin-Neufmontiers, la production a également tourné dans plusieurs théâtres de la région Île-de-France : le théâtre du Vesinet, le théâtre André Malraux à  Rueil-Malmaison, le théâtre Cinéma Jacques Prevert à Aulnay-Sous-Bois, l’espace Culturel André Malraux au Kremlin Bicetre, le théâtre Du Gymnase Marie Bell et l'odeon- Théâtre de l'Europe à Paris. 

De nombreux prestataires franciliens de la filière Image ont été sollicités dans le cadre de ce tournage, dont le groupe Tsf (Tsf Caméra, Tsf Lumière, Tsf Grip), Bear Grip Machinerie, D.C.A, Place To Be Media, Showroom Cinema et Transpalux.